vendredi, 07 juillet 2006

Le chat

La race domestique égyptienne de cet animal sacré était probablement le felis silvestris libyca
qui s'est répandu dans tout le Proche-Orient et en europe. Les ancêtre sauvages des anciens chats
égyptiens semblent avoir été, d'une part, les chats des marécages ou felis chaus, typiquement
égyptien, sans oublier le felis silvestris, proche de notre tabby européen, et, d'autre part, le serval,
lepteilurus serval, peut-être originaire d'éthiopie. Enfin la genette, insatiable chasseresse des
rongeurs, était domestiquée en Egypte. Les chattes étaient principalement consacrées à la déesse
Bastet et vénérées dans son sanctuaire à Bubastis. Les fiers matous étaient les animaux
d'Atoum-Rê, vénérés à Héliopolis comme ennemis d'Apophis. Un mythe cosmique assimile le soleil à
un chat mâle, dont l'oeil devient une chatte. Ainsi, Tefnout se transforme-t-elle en chatte à son retour
de Nubie. Hathor peut aussi prendre cet aspect.



* Atoum-Rê * Bastet * Grand chat * Hator * Tefnout


medium_bastet.jpg Bastet

jeudi, 06 juillet 2006

Hymne au Nil

medium_hapi.jpg
Hâpi, le dieu Nil, portant des présents d'eau et de fleurs.Temple d'Horus, Edfou.
Salut à toi, Nil !
Qui sors de terre et viens vivifier l'Egypte...
Sa suite le chante,
Lui qui fait vivre les prairies créées par Rê,
Pour faire vivre tout bétail ;
Lui qui rassasie le désert
Lorsque l'eau lointaine descend.
Quand tu te lèves parmi les citoyens affamés,
Alors ils se rassasaient de bons produits des champs
La cruche à la bouche et le lotus à la narine.
Tout produit alors surabonde dans le pays.
Celui qui mange a oublié la faim,
Le bonheur s'est posé sur les quartiers,
Le pays tout entier tressaille de bonheur.

On a commencé à te chanter sur la harpe,
On te chante au rythme des mains,
Et les générations de tes enfants se réjouissent pour toi,
Et on t'a comblé de messages louangeurs.
Car il est le dieu de richesse qui pare la terre,
Qui fait prospérer les barques à la face des hommes,
Qui vivifie le coeur des femmes enceintes,
Et qui aime la mutiplication des troupeaux.
Quand tu t'es levé dans la cité du Prince,
Alors le riche est rassasié,
Le petit fait fi des lotus,
Toute chose est solide et de bonne qualité,
Tous les herbages sont à ses enfants.
Quand l'inondation monte, on te fait offrande
On égorge pour toi des boeufs
On fait pour toi une grande offrande solennelle,
On engraisse pour toi des oiseaux,
On attrape pour toi des antilopes dans le désert
On pourvoit pour toi un feu de l'autel.
Une offrande est faite à chaque dieu
Comme il est fait pour Hâpi :
Résine, huile fine, boeufs, chèvres-mambrines,
Oiseaux en holocauste.
...
Epanouis-toi, ô Caché ! Epanouis-toi, ô Caché !
Nil, épanouis-oi !
Viens vers l'Egypte !
Toi qui as fait venir à l'existence ses lois,
Qui fais s'épanouir le Double-Pays.
Epanouis-toi, ô Caché ! Eépanouis-toi, ô Caché !
Nil, épanouis-toi !
Qui fait vivre hommes et troupeaux
En leur faisant cadeau des champs.
Epanouis-toi, ô Caché ! Eépanouis-toi, ô Caché !
Nil, épanouis-toi !


Pour comprendre l'exultation de cet hymne, on doit se rappeler que l'Egypte ancienne vivait constamment sous la menace d'une inondation insuffisante du Nil, voir d'une crue totalement absente.

Textes des Pyramides

Texte provenant des pyramides de la VIe dynastie.


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Ce texte est adressé à Ennéade d'Héliopolis :

Ô, toi, Grande Ennéade qui est en Héliopolis,
Atoum, Shou, Tefnout, Geb, Nout,
Osiris, Isis, Seth et Nephthys,
Qu'Atoum, en se créant lui-même,
A fait venir à l'existence grâce aux projctions de son coeur,
En son nom de Neuf Arcs.
Aucun d'entre vous n'est séparé d'Atoum
.