mercredi, 05 juillet 2006
Découverte de statues de Sekhmet, déesse de la vengeance égyptienne
17 statues de la déesse de la guerre Sekhmet, au corps de femme et à la tête de lionne. Telle est l’étonnante découverte d’une équipe d’archéologues allemands, qui réalisaient des travaux de restauration dans le temple du pharaon Amenhotep III, dans la ville de Luxor.
Ils remettaient en état le temple d’Amenhotep III, sur la rive ouest de Luxor, quand ils ont croisé le regard de la déesse de la guerre Sekhmet. Hautes d’un peu moins de deux mètres et bâties dans le granit noir, les statues qu’ils ont exhumées représentent la femme à tête de lionne sise sur un trône, portant la clé de vie (symbole Ankh) dans sa main gauche.
Cette découverte archéologique fait suite à l’exhumation, la semaine dernière, de six premières statues de Sekhmet. Cette déesse, symbolisant la guerre et la vengeance, représentait également la puissance du Soleil. Les égyptiens lui conféraient la faculté de faire proliférer les maladies, et lui octroyaient également le pouvoir de guérison.
D’après les premières conclusions, c’est la perspective d’une telle guérison qui aurait poussé le pharaon Amenhotep III à rassembler un nombre si impressionnant de statues de Sekhmet dans son temple. En effet, il souffrait – entre autres - de rages de dents…
Cette nouvelle découverte porte à 30 le nombre de statues découvertes dans le temple.
Par Christophe Olry, Futura-Sciences, le 15/03/2006 à 12h25
15:25 Publié dans Découvertes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
La momie n'était pas au rendez-vous
Des fleurs, des guirlandes de fleurs séchées vieilles d’au moins 3.000 ans, menaçant de tomber en poussière, attendaient les archéologues et les journalistes massés dans la petite tombe KV63, la dernière mise au jour à Louxor, dans la vallée des Rois. Orchestrée par Zahi Hawass, le puissant directeur du Conseil suprême des antiquités égyptiennes, l’ouverture en direct du septième sarcophage de la tombe n’a pas dévoilé la momie espérée.
L’équipe d’Otto Schaden, de l’Université de Memphis (USA), qui travaillait sur la tombe voisine du pharaon Amenmessé, a découvert la tombe KV63 il y a quelques mois. Annoncée en fanfare en février dernier par Zahi Hawass, la découverte a été relativisée un mois après : la tombe était en fait une salle utilisée pour conserver du matériel destiné à la momification. Aucune momie n’a été trouvée dans les six précédents sarcophages. Le septième, très endommagé par les termites, a dû être consolidé avant d’être ouvert.
Défendant l’hypothèse que KV63 était la tombe de la mère de Toutankhamon, Zahi Hawass a de nouveau mobilisé la presse pour l’ouverture du sarcophage, qui a eu lieu hier. Une agitation peu propice au temps et au recul dont les archéologues ont besoin pour travailler.
Cécile Dumas
(29/06/06) science et avenir
14:55 Publié dans Découvertes | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
voici la plus ancienne forme d’alphabet connu
LE TEXTE OFFICIEL D’UNE DÉCOUVERTE IMPORTANTE FAITE EN EGYPTE.
Des égyptologues viennent de découvrir des inscriptions gravées sur du calcaire qu’ils pensent être la plus ancienne forme d’alphabet connu. Elle pourrait être un lien entre les hiéroglyphes des anciens Égyptiens et les alphabets utilisés beaucoup plus tard, notamment en hébreu et en arabe.
John Coleman Darnell, un égyptologue de la célèbre université américaine de Yale, et sa femme Deborah ont mis au jour des inscriptions sur des falaises de calcaire, à l’ouest de Louxor, alors qu’ils recherchaient des anciennes pistes caravanières.
Les inscriptions, a indiqué Deborah Darnell à l’AFP, rappellent celles de l’écriture alphabétique présente dans la péninsule du Sinaï deux ou trois siècles plus tard. « On peut dire que ces inscriptions remontent au début du Moyen Empire (environ 1900 à 1800 avant Jésus Christ) en raison de leur forme et des informations dont nous disposons sur les types de peuples qui étaient présents dans cette région à cette époque et sur leur nom », a-t-elle précisé.
Étudiante en égyptologie, elle prépare un doctorat à l’université de Chicago.
Un individu a pu être ainsi identifiée comme étant un chef militaire égyptien qui était accompagné de mercenaires, de marchands et de dignitaires, originaires de la région syro-palestinienne, qui empruntaient eux-mêmes une forme cursive d’écriture dérivée de l’écriture hiéroglyphique pour les transcrire en sons dans leur propre langue sémitique.
« Jusqu’à présent, a ajouté Deborah Darnell, tout le monde pensait que les contacts entre les peuples qui avaient permis de parvenir à la naissance de l’alphabet n’avaient pu avoir lieu avant le début du Nouvel Empire ». Les inscriptions « ressemblent plus à de l’ancien égyptien ».
À la lecture, selon elle, cela ne ressemble pas à une langue sémitique, mais la valeur des sons, celle des lettres et les groupes de mots que l’on peut déchiffrer sont très proche de l’Akkadien - la plus ancienne langue sémitique - et de l’hébreu (sic).
« Un des mots que l’on peut lire est roub, signifiant Seigneur ou maître. En arabe roub veut dire maître. Et Rabbi en hébreu vient également de cette racine » a précisé Deborah Darnell, ajoutant toutefois que très peu d’éléments ont pu être décodés jusqu’à présent.
Le couple d’égyptologues avaient découvert ces inscriptions lors d’une équipée en 1993-1994 à Ouadi al-Hol, au-delà de la Vallée des Rois, un site majeur de l’art pharaonique sur la rive gauche du Nil, près de l’ancienne capitale de la Haute Égypte, Thèbes. Le New York Times, a précisé que M. et Mme Darnell donneront une conférence sur leurs recherches le 22 novembre à Boston, à la Society of Biblical Literature.
Notes complémentaires :
Source de l’article : LE CAIRE - 16 novembre 1999 - AFP
Cette découverte, permet de dresser l’autopsie de la thèse de l’invention de l’alphabet par les Phéniciens.
Outre la tentative hasardeuse de rapprocher l’Egyptien ancien de l’Akkadien (en égyptien seigneur ou maitre se dit "Neb"), ce texte est relative intéressant pour retracer le parcours de la diffusion de l’écriture dans le monde.
Sur ce sujet, il existe d’autres données que nous aurons l’occasion d’étudier dans un autre article. Dors et déjà, il faut savoir que les historiens anciens ont toujours affirmé que l’alphabet avait été transmis aux Phéniciens par les Egyptiens.
Là-dessus, de nombreux documents phéniciens et égyptiens, confirment cette thèse.
Cf. Les racines africaines de la civilisation européenne, Jean Philippe Omotunde, éd. Menaibuc.
00:56 Publié dans Découvertes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
L'invention de la comptabilité moderne par les égyptiens
UN PAPYRUS ÉGYPTIEN DIT BOULAQ 18, RELANCE LE DÉBAT SUR L’INVENTION DE LA COMPTABILITÉ. ARTICLE EXTRAIT DU N°2 D’AFRIK@RAÏBES MAG.
Les Italiens sont généralement présentés comme étant les inventeurs de la comptabilité moderne, tels Amatino Manucci, qui fut associé dans une entreprise marchande de Florence vers le XIVème siècle et dont on dit que ses grands livres contenaient déjà un système de comptabilité en partie double et Luca Pacioli dont le traité de comptabilité dit Tractatus XI particularis de computus et scripturis publié en 1494, fait autorité.
Ainsi, Luca Pacioli est officiellement reconnu comme étant le père de la comptabilité en partie double (Recettes & Dépenses). On sait enfin que dès le XIVème siècle, Francesco de Marco Datini et les Masari de Gêne, tenaient déjà des registres comptables dans lesquels apparaissent les "Pertes & Profits".
Cependant, l’examen de certains papyrus égyptiens nous invite à revoir aujourd’hui nos copies car la gestion des divers temples et domaines a conduit les Africains anciens à développer très tôt, leur propre système de gestion.
Le papyrus Harris I rédigé à l’époque de Ramsès II, nous apprend par exemple, que le domaine d’Amon disposait de près de 2 000 Km² de champs cultivés. Le personnel employé a son entretien (prêtres, scribes, paysans, serviteurs...) se chiffrait à 80 000 personnes et l’équipe administrative du domaine gérait environ 400 000 têtes de bétail, les tributs des pays étrangers, les impôts, les cultes religieux, etc...
Rien d’étonnant à ce que le principe même de la déclaration des revenus soit aussi d’origine africaine. Et à propos de son introduction à Athènes, l’historien grec Hérodote nous dit ceci : « Voici encore une loi que l’Egypte doit (au pharaon) Amasis (570-526 avant J. C.) : "Chaque année, tout égyptien doit déclarer au monarque ses moyens d’existence (...) Solon l’Athénien a pris cette mesure à l’Egypte et l’a imposée à ses concitoyens : elle est toujours en vigueur chez eux, car elle est excellente ".
Mais c’est surtout le papyrus Boulaq 18 qui nous confirme que la comptabilité avec méthode "Pertes & Profits" et "Débit & Crédit", a véritablement fait sa première apparition en Afrique noire. [1].
Le professeur Antony Spalinger s’est intéressé dès 1985 aux livres de comptes qui figurent sur ce document vieux de plus de 3 700 ans. [2]. Que découvre-t-on ?
En fait, les comptables africains de l’Egypte ancienne, maîtrisaient parfaitement la comptabilité à partie double avec "Recettes & Dépenses", sans oublier la "Gestion des stocks".
Sont mentionnés, les "Reports à nouveau" de la période précédente, le revenu total par type de produit, les divers postes de recettes et dépenses sans oublier l’équilibre budgétaire permettant d’établir les soldes.
Le dictionnaire hiéroglyphique Gardiner, en traduisant une partie des bilans et comptes résultats du papyrus Boulaq 18, montre que le vocabulaire comptable était donc particulièrement développé pour l’époque.
Par conséquent, il est préférable de commencer à reconnaître, sur la base de ces nouveaux documents, l’origine africaine de la comptabilité moderne.
00:48 Publié dans Découvertes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Découverte de trois manuscrits Coptes du VIème siècle
TROIS MANUSCRITS COPTES DU VIÈME SIÈCLE DÉCRIVANT LES PREMIERS RITES RELIGIEUX DE CETTE COMMUNAUTÉ CHRÉTIENNE D’EGYPTE ONT ÉTÉ DÉCOUVERTS CACHÉS DANS UNE TOMBE PHARAONIQUE À GOURNA, PRÈS DE LOUXOR (700 KM AU SUD DU CAIRE).
Ces trois manuscrits ont été découverts par la mission archéologique polonaise en Egypte. « C’est la découverte copte la plus importante après celle des textes de Nag Hammadi », a indiqué Zahi Hawas, secrétaire général du Conseil supérieur des Antiquités (CSA), lors d’une conférence de presse samedi.
Les textes de Nag Hammadi (Haute-Egypte, 600 km au sud du Caire) ont permis d’identifier les quatre Evangiles de Jean, Marc, Mathieu et Luc. Ces textes de Nag Hammadi, au nombre de douze, formés de cahiers de papyrus reliés de cuir, avaient été découverts fortuitement en 1945 par des paysans qui déterraient une jarre.
M. Hawas a souligné que le recours à une tombe pharaonique pour cacher ces manuscrits « montre la persécution dont les coptes étaient victimes sous les empereurs romains ».
Thomas Gorik, chef de la mission archéologique polonaise, a indiqué que les trois manuscrits étaient ensevelis sous le sable dans une tombe de briques crues qui remonte au Moyen-Empire (2000-1800 AV-JC).
« Le premier manuscrit mesure 22,5 cm de long et 17 cm de large. Le nombre total de ses pages est inconnu. Il est déposé dans un coffre en bois carré, décoré de l’intérieur de graphismes grecs, mais ne portant aucune décoration à l’extérieur » a-t-il dit.
Le deuxième manuscrit est relié en cuir et décoré de petits cercles. Il compte 50 pages, comme le troisième manuscrit, qui est, lui aussi, relié en cuir, mais en mauvais état.
Source : Agence France-Presse - samedi 19/02/2005
00:41 Publié dans Découvertes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note






