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dimanche, 23 juillet 2006

Tanis

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Ville du delta oriental, rattachée au 19enome de Basse Égypte, dont elle devint la capitale sous la IIIe Période Intermédiaire. L'ancienne Djanet {Tanis pour les grecs, Zoan dans la bible, l'actuel San el-Hagar}, fut la résidence et le lieu de sépulture des pharaons des XXIe et XXIIe dynasties. Sur ce site, l'un des plus importants du delta, on trouve nombre de monuments prélevés ailleurs. Les principales fouilles ont été réalisées par Mariette, par Pétrie de 1883 à 1886 et par Montet de 1929 à 1951.
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En 1985, c'est l'archéologue et égyptologue Philippe Brissaud qui succède à Jean Yoyotte comme directeur des fouilles de Tanis.

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Le monument central de la zone nord du Tell de San el-Hagar est une grande enceinte de briques datant de l'époque ptolémaïque, mesurant environ 430 x 370m. Ce mur avait une épaisseur de 15m et une hauteur minimum vraisemblable de 15m. A l'intérieur de ce périmètre existait une autre enceinte de briques crues, datant de Psousennès Ier ainsi que les parties de deux autres. Tous ces murs de clôtures englobent le temple d'Amon. De nos jours, le temple n'est plus qu'une masse de blocs de colonnes, d'obélisques et de statues de différentes époques, comportant des inscriptions et des motifs décoratifs. Certains de ces éléments portent les noms de pharaons des Ancien et Moyen Empires {Chéops, Chéphren, Téti, Pépi Ier, Pépi II, Sésostris Ier}. La plupart des monuments étant inscrit au nom de Ramsès II, amena les égyptologues du XIXe siècle et Pierre Montet, à penser qu'il s'agissait de Pi-ramsès, la capitale ramesside. Cependant les fondations des temples et leurs dépôts de fondation ainsi que tous les témoins en place ne remontent pas au delà de la XXIe dynastie. Les souverains des XXIe et XXIIe dynasties ont simplement édifié leur capitale avec des monuments prélevés ailleur, principalement à Pi-Ramsès {el-Qantir} .

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Psousennès Ier est attesté avec certitude par les dépôts de fondation du sanctuaire, situé à l'extrême est du temple. Siamon fit bâtir par la suite dans la même zone, peut être un pylône {le deuxième} et une cour. Osorkon II ajouta un autre pylône {le premier} et une cour. Finalement Chéchanq III construisit une porte dans le mur d'enceinte, donnant sur le premier pylône. Le seul nom de pharaon plus tardif qui soit lié avec certitude à l'édifice est celui de Nectanébo Ier, lequel fit sans doute effectuer des restaurations.
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L'enceinte de Psousennès Ier renferme d'autres bâtiments. Les blocs de certains de ces édifices, notamment un temple et une chapelle pour les fêtes sed de Chéchanq V, ainsi qu'un temple de Psammétique Ier, furent réutilisés par Nectanébo Ier pour réaliser l'étang sacré et pour un temple de Khons-neferhotep, à proximité.
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Pierre Montet découvrit en 1939, un groupe de tombeaux royaux inviolés, des XXIe et XXIIe dynasties, près de l'angle sud-ouest du temple. Six sépultures au totale ont été découvertes, elles appartiennent à: Psousennès Ier, Aménémopé, Osorkon II, Chéchanq III et deux anonymes. Les parties souterraines, seules existantes, comprenaient dans la plupart des cas plusieurs chambres, construites en calcaire, en granit ou en briques crues. On accédait à ces salles par un puits. Les parois des tombes de Psousennès Ier, d'Osorkon II et de Chéchanq III étaient ornées de bas-reliefs et d'inscriptions. Certains tombeaux renfermaient plusieurs momies, avec des sarcophages en granit, souvent usurpés. Des cercueils en argent et des masques de momies en or, des bijoux {pectoraux, bracelets et colliers}, comptent parmi les plus remarquables trouvailles découvertes dans ces tombes.


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Entre les deux enceintes, Osorkon II construisit un temple, le « temple oriental », Nectanébo II et Ptolémée II Philadelphe un temple d'Horus, Ptolémée II Philadelphe un oratoire près de l'enceinte de Psousennès Ier.
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Hors de la grande enceinte, fut édifiée une petite enceinte, dite d'Anta {Mout}. Ce sanctuaire fut principalement bâti par Siamon et Apriès, puis en grande partie reconstruit par Ptolémée IV Philopator.
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vendredi, 07 juillet 2006

Serpent

Dans l'antiquité, l'Egypte était peuplée d'une quarantaine de races de serpents, dont
trente-quatre subsistent encore sur son territoire. Elles appartiennent à six familles, mais seul les
représentants de celle des elapidae, comprenant les cobras, étaient sacrés. L'Uraeus est en général
identifié au naja haje, mais il faudrait plutôt l'assimiler au naja nigricollis ou au naja mossambica. En
effet, ces deux derniers ont la faculté non seulement d'inoculer, mais aussi de cracher leur venin,
ainsi que le rapportent les anciens textes pour l'uraeus. Le cobra était principalement consacré à
des déesses (d'ailleurs, son nom est de féminin en ancien égyptien), à savoir : Ouadjet, " la Verte ",
tutélaire de la couronne rouge ( !) de Basse-Egypte ; l'Uraeus, incarnation de l'oeil de Rê, protectrice
des dieux et du roi, celle qui se dresse pour leur défense ; Oupset, la " la Brûlante ", déesse flamme
vénérée à Philae, forme particulière de Tefnout ; Renoutet, serpent nourricier, déesse des moissons
; Meresger, " Celle qui aime le silence ", maîtresse de la nécropole thébaine. Certains dieux
pouvaient aussi prendre l'aspect d'un serpent autre que celui du cobra : Atoum, également anguille
(cf. Poissons) ; Nehebkaou, le " Maitre des Kaou ", le serpent mythique et nourricier des morts,
démon chtonien, parfois figuré avec deux têtes de serpents ; Chaï, dieu du destin. Le mode de vie
des serpents, grouillant dans l'eau ou se glissant dans des grottes terrestres, ondulant sur le sable et
le cailloutis désertique, correspond à l'idée que les Anciens se faisaient de l'existence des être
primordiaux. Aussi, les femelles des quatre couples préexistants d'Hermopolis sont-elles des
serpents (d'espèce non identifiée) ? La mue des serpents était interprétée comme un signe de
renouveau, de renaissance, d'où l'importance de ces reptiles dans les textes funéraires. En
revanche, on craignait leur venin mortel, duquel même les dieux n'étaient pas protégés (Rê mordu
par un serpent et sauvé par Isis ; Gheb victime du venin craché par l'Uraeus, etc.). Beaucoup plus
toxique que le cobra royal sont les petites vipères d'Egypte qui vivent à la frange du désert, dans les
grottes et les tombes (les archéologues en savent quelque chose...).La plus célèbre en est la vipère
cornue, cerastes cerastes ou aspis cerastes cornutus, qui a prêté sa silhouette caractéristique à
l'unilitère " f ", dentale sifflante comme son modèle ! Ses proches parents sont cerastes vipera et le
terrible echis carnatus au venin foudroyant. Tous ces petits ophidiens, tueurs redoutables on
inoffensifs colubridés (couleuvres et autres), étaient indistinctement considérés comme des démons
malfaisants et leur image hiéroglyphique, depuis les Textes des Pyramides, est souvent percée de
couteaux symboliques afin de les neutraliser. Apophis, enfin, énorme serpent divin, incarnat les
forces primitives et chaotiques, appartient à une espèce non identifiée. Autant que l'on puisse en
juger par les figurations dans les textes anciens, il n'était pas venimeux et sa grande taille fait penser
au boa d'Egypte, l'eryx colubrinus, qui vit dans le sable, ou au python sebae, habitant les
anfractuosité rocheuses et qui atteint une longueur de 4 à 6 mètres. Il a disparu d'Egypte, mais
peuple encore l'Afrique au sud du Sahara. Les serpents, qui appartiennent à une des plus vielles
espèces encore vivantes (cf. Crocodile, Grenouille, Tortue), occupaient une place éminente dans la
pensée métaphysique des anciens Egyptiens


* Apophis * Ouadjet (Cobra) * Mérétséger * Hetepes-sekhus (Cobra) * Qerehèt (Cobra) * Amon
(dans son rôle de fertilisateur de l'oeuf primordial) * Apep * Buto * Icheneumon * Khensit * Mehen
* Nehebkaou (Nehet-kaou) * Ouadjet * Renenoutet * Somtous


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Scorpions

Le scorpion noir, buthus australis, était généralement considéré comme animal sacré de la
déesse Selkis (ou Serekeet). Mais à l'origine, l'animal emblème dressé sur sa tête était la nèpe, nepa
cinerea, insecte aquatique, aussi appelé " scorpion d'au ", en Egypte - d'où peut-être la confusion
avec l'arachnide, lequel, à partir de la XIXe dynastie, prend la place de l'insecte. Le tube respiratoire
de celui-ci (confondu avec le dard du scorpion) est probablement en rapport avec le nom de la
déesse, lequel signifie " celle qui fait respirer. Son culte était connu dans toute l'Egypte


* Selkis